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J'ai rencontré les plus beaux esprits de notre siècles,
Transformé en mystiques erres flamboyants et déconnectés dans l'azur d'un idéal à jamais terni,
- Qui masturbaient leur ego d'expositions radioactives en déchéances oubliées et dépressives,
- Qui juraient devant l'avenir que jamais plus ils ne se reprendraient à dévouer leur temps à un sauveur dont la cause était la solution du monde,
- Qui tremblaient en pensant au potentiel, éclairés parfois par de courts éclairs de conscience déjà bientôt maintenant avant passées au lavomatic de nos esprits
- Qui frénétiquements se jetaient dans les trous noirs des sexes inatteignables et froidement figés qui représentèrent bientôt plus l'orgasme que l'orgasme lui même,
- Qui regardèrent avec envie et dégoût les frasques tout aussi inatteignables de certains qui leurs semblaient si hauts et si bas dans leur désirs,
- Qui perdus dans le foyer tremblant de Paris ou de Hilo voyaient leur pure vie attaquée par de petits insectes politiques,
- Qui nageant dans le délire de contrôle se lançaient eux mêmes dans une surveillance globale individuelle de tous leurs congénères,
- Qui se souvenaient de leur enfance en pleurant des larmes ensoleillées sans un sou de mercantilisme cynique de nos utopies passées productisées et mécanisées jusqu'en perdre l'humanité naissante de cette nouvelle existence,
- Qui rentrèrent dans des considérations existentielles et sociétales pour se réfugier d'une vie dont la peur créait une impossibilité d'agir,
- Qui hurlaient à la mort contre les caméras et les bases de données de cette hydre fractale du contrôle permanent, se montrant dur contre les moutons heureux contemporains sans se rendre compte de leur propre aveuglement face à une existence intenable,
- Qui se questionnaient sur des questions qui n'étaient pas les leurs sur le droit et l'origine et la pureté et l'originalité du sampling, envahi par la manipulation dialectiques de ceux qui étaient déjà morts,
- Qui rencontraient parfois après de nombreuses expositions les absences de clichés qui constituent leur futur possibles amis,
- Qui, seuls, se trahissaient en doutant légitimement de leur personne après que la solitude ait remplacé la fureur d'une période qui reviendra;
- Qui réalisaient, salvatrice idée, que les fils de leurs vie avaient encore évolués mais que la corde ainsi faite était bigarrée, oubliant qu'elle soit solide et inutile et vitale pour tous;
- Qui se bagarraient pour de nobles et futiles causes, plus utiles que toute action bien justifiée pour leurs pairs et les autres au delà de l'individualité de rigueur;
- Qui se posaient perpétuellement la question de la prochaine vague pour en faire partie eux aussi alors que l'intensité de la première vague faisait encore écho à leurs oreilles;
- Qui fustigeaient les députés hilares à leur tables de banquets pour ces choses que l'humain face à l'appareil ne pouvait jamais changer sans qu'une lame de fond vienne brouiller les cartes de la machine humaine construite de procédures et de documents épouvantables.
- Qui voyageaient par leurs rêves électroniques de paysages en serveurs à travers les limbes d'une incohérence fertile et salvatrice et répétitive comme une danse de dervish tourneurs au milieu des circuits virtuels et des paquets de session,
- Qui se rappelaient comme de rêves de leur présence tout aussi véritable en des lieux improbables créés de toutes pièces par ces raisons d'états qui oblitèrent l'humain,
- Qui hystériquement ne pensaient plus à la possibilité d'un réel agréable et déconnecté et se jetaient dans les filets de leurs propres assignation à une tâche sans fin en sisyphe permanent d'un but non désigné,
- Qui perdus dans l'anonymat des villes existaient à travers une forêt de caméra de télésurveillance survolant ce magma sexuel prêt à s'ouvrir sous les yeux ébahis des matons pervertis se cherchaient sans comprendre leur bonheur déjà touché quasiment impossible,
- Qui ouvert au monde s'étaient fermés à la discussion, sûr de leur vision pour résister au média développant une force que personne ne pourrais contrer, utilisant la même recette pour deux forces sans aucune commune mesure,
- Qui dans la gloire de leur aura passé se voyaient drapés d'un miroir aux alouettes sans possible exutoire que la désintégration volontaire en un néant fertile;
- Qui au tréfond de leur âme savaient qu'une bataille sans fin s'exerçaiten eux créant les vagues nécessaires pour alimenter la locomotive de leurs actions éphémères à portée globale, illuminant par un flash sans but les sombres arcanes d'un nombre de regards,
- Qui se désarticulaient dans la passivité de consommation pour ne plus exister que par les modes de vie de ce que l'on avait concocté pour eux dans les laboratoires désaxés bientôt en orbite des volontés monomaniaques de pervers assoiffés de pouvoir et d'argent;
- Qui se gonflait des actions des autres pour commettre les plus magnifiques délits auprès d'une poubelle d'une cabine téléphonique d'une cave d'un placard d'une cuisine d'un endroit neutre tampon ou de délire possible s'épanouit comme une fleur nacrée et humide pleine de chaleur et de vie;
- Qui défonçaient des établissements millénaires à coup de godemichets célestes en lâchant des bombes thermonucléaires chromées au milieu des tréfonds organiques d'un corps ultraperformant et déconnecté de la terre,
- Qui, flottant dans les nuages, ne touchaient plus leur ami passant vers l'au delà d'un monde sur lequel il n'avait plus prise,
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